arbre fruitier · Rosacées

CoingCydonia oblonga

Le cognassier est l’arbre oublié des jardins d’autrefois : floraison rose en mai, fruits d’or duveteux en octobre, et un parfum qui envahit toute la maison. Autofertile, peu exigeant, de taille modeste, il donne des coings qu’on ne trouve presque plus en magasin, pour la gelée, la pâte et les compotes d’automne.

Coing (Cydonia oblonga)
Photo : SAplants · CC BY-SA 4.0 · licence · Wikimedia Commons
Difficulté
Facile
Exposition
Soleil, à l’abri du vent
Arrosage
Modéré ; sol frais, arrosage des jeunes sujets en été
Sol
Profond, frais, lourd toléré ; sans calcaire actif
Espacement
4 à 5 m entre les arbres
Récolte
3 à 5 ans après plantation

Calendrier · climat belge

Quand semer, planter, récolter

Activité Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc
Plantation oui oui oui oui oui
Récolte oui

Pas à pas

1Choisir

Le cognassier est autofertile et reste petit, 3 à 5 m : un seul arbre suffit. Choisissez une variété productive et peu sensible à la moniliose : Champion, aux fruits ronds réguliers, Vranja, aux fruits énormes en forme de poire, Portugal, précoce et parfumé, ou Cydora Robusta, sélection allemande très saine. Achetez un scion ou un gobelet de deux ans à racines nues, greffé sur cognassier, sans chancres sur le tronc.

2Planter

Plantez de novembre à mars, hors gel, en plein soleil, dans un sol profond et frais, même lourd, mais sans calcaire actif, qui provoque la chlorose. Espacez de 4 à 5 m. Creusez large, mélangez du compost, plantez avec le point de greffe hors du sol, tuteurez et arrosez abondamment. Un emplacement abrité du vent et chaud favorise la maturation des fruits, qui demandent un automne long.

3Entretenir

Le cognassier se taille très peu : en hiver, retirez le bois mort, les branches qui se croisent, et aérez le centre, sans jamais raccourcir les jeunes rameaux qui portent les fruits à leur extrémité. Paillez sur un large diamètre, arrosez les jeunes arbres en été et apportez du compost au printemps. Retirez les fruits momifiés et les rameaux desséchés dès que vous les voyez : c’est la principale précaution contre la moniliose.

4Récolter

Récoltez en octobre, avant les fortes gelées, quand le fruit est jaune d’or, que son duvet s’enlève en frottant et que son parfum se fait sentir à un mètre. Le coing se détache alors sans effort. Cueillez à la main, par temps sec, sans laisser tomber : la chair se meurtrit et brunit. Les fruits encore verdâtres achèvent de jaunir en quelques semaines au fruitier.

5Conserver

Le coing se garde deux à trois mois en cave fraîche, aérée, sans que les fruits se touchent, à l’écart des pommes qu’il parfumerait. Il ne se mange pas cru : gelée, pâte de coing, compote avec des pommes, coings rôtis au four ou pochés dans un sirop épicé, tajine d’agneau. Un seul coing dans la corbeille de fruits parfume toute la cuisine pendant des semaines.

Du potager à l’assiette

Et ensuite, on le savoure

Ce qu’il apporte

Le coing est riche en pectine, en fibres et en vitamine C ; cuit, il garde une belle teneur en fibres.

En cuisine, simplement

La pâte de coing maison, coupée en cubes et roulée dans le sucre, se sert avec un fromage à pâte dure ou à la fin du repas.

Bien vivre

Faire une gelée de coing un dimanche d’octobre, c’est parfumer la maison pour toute la semaine et remplir l’armoire pour l’hiver.